Ce qu’il faut négocier dans l’accord de télétravail
Au moment de négocier un accord de télétravail, plusieurs éléments sont à prendre en compte pour ne pas finir par travailler plus d’heures que prévu ou dans de mauvaises conditions.
D’abord, il est important de faire signer par l’entreprise pour laquelle vous travaillez qu’elle accepte que vous travailliez à distance. Cela paraît évident, mais c’est essentiel et peut vous éviter de futurs conflits.
Ensuite, il faut déterminer quel type de télétravail convient le mieux à vos besoins et à ceux de l’équipe. Il existe deux grandes options : le télétravail partiel ou le télétravail complet.
Le télétravail partiel, de plus en plus répandu, implique d’aller au bureau de temps en temps (généralement un ou deux jours par semaine), tandis que le télétravail complet permet de travailler depuis chez soi… ou depuis Llum.
Bien sûr, il faut être particulièrement attentif au salaire. Travailler hors des locaux ne veut pas dire consacrer moins d’heures ou d’efforts à votre poste, bien au contraire. Cela entraîne aussi des frais supplémentaires à prendre en compte.
Il est donc important d’inclure dans l’accord les ressources nécessaires pour travailler à distance : par exemple un ordinateur portable, l’accès à l’intranet, un VPN, une connexion 5G, etc.
Et bien sûr, une option à ne pas manquer : demander que ces frais puissent couvrir un coworking comme Llum. Vous trouverez ainsi un lieu confortable, près de chez vous, avec tout le nécessaire pour mener à bien vos missions.
Quand l’accord de télétravail est-il obligatoire ?
Un peu de droit. Après la pandémie, le télétravail en Espagne a été encadré d’abord par le décret-loi royal 28/2020, puis par la loi 10/2021 sur le travail à distance.
Le télétravail ne peut pas être imposé : il doit être volontaire pour l’entreprise comme pour le salarié, et faire l’objet d’un accord écrit individuel avant de commencer. Cet accord est obligatoire lorsque le télétravail est régulier, c’est-à-dire, selon la loi, au moins 30 % du temps de travail sur une période de trois mois.
Qui est concerné par cette loi ?
La loi sur le télétravail s’applique aux salariés d’une entreprise en Espagne. Les points essentiels sont les suivants :
• Le télétravail doit être volontaire pour les deux parties.
• Il doit figurer dans un accord écrit.
• Il doit être réversible : les deux parties peuvent convenir d’un retour au travail sur site.
Combien l’entreprise doit-elle vous verser pour le télétravail ?
La législation actuelle ne fixe pas de montant précis pour toutes les formes de télétravail : c’est donc un point à négocier avec votre employeur (ou via votre convention collective).
En revanche, la loi prévoit que l’entreprise prenne en charge les frais liés à votre activité, y compris, bien entendu, ceux du travail à domicile.
Selon les chiffres publiés, les entreprises espagnoles versent une indemnité mensuelle d’environ 50 €, mais cela dépend du secteur.
Les points clés d’un accord de télétravail
Voici une liste des points essentiels qui devraient figurer dans votre accord de télétravail :
• Des horaires de travail clairs et précis, sans petites lignes, pour ne pas travailler en lançant une machine ou en dînant.
• Le pourcentage de votre travail mensuel effectué au bureau et à distance.
• Le site de l’entreprise où vous travaillerez lorsque vous devrez vous y rendre.
• La durée de validité de l’accord.
• Qui résoudra les problèmes techniques liés au télétravail et quelle sera votre part de responsabilité.
• Les frais pris en charge par l’entreprise et leur mode de remboursement.
• La manière dont votre travail sera évalué.
• Le moyen utilisé pour vos réunions et la protection des données qui s’y appliquera.
Ce ne sont que quelques points de base, mais n’hésitez pas à y ajouter tout ce qui est propre à votre poste pour éviter les problèmes à l’avenir.
Et si vous décidez de travailler hors du bureau, venez nous rejoindre chez Llum Coworking, dans le centre de Valence.
